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Beyrouth, Liban. Samira Ezzo, 21 ans, écoute une installation sonore à Beit Beyrouth, un espace d’exposition récemment inauguré et mémorial à la guerre civile.

Crédits photo : © Nichole Sobecki/VII

IMAGINE
Réflexions sur la paix

Pour sa prochaine exposition, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s’associe à la célèbre agence de photographie VII pour explorer les conditions et les conséquences des processus de paix au Liban, en Irlande du Nord, en Bosnie, au Rwanda, au Cambodge et en Colombie.

Du 13 mai 2020 au 10 janvier 2021

L’ensemble de ces pays a connu des conflits de longue durée. Arriver à signer un accord entre les parties adverses est une étape essentielle. La paix reste cependant très souvent une promesse, une projection d’un mieux vivre qui prendra des années avant de se concrétiser. Dans cette perspective, l’exposition invite les visiteurs à imaginer les diverses formes que peut revêtir cet idéal.

De grands photographes de guerre retournent dans les pays où ils ont réalisé, voilà plus de 20 ans, leurs premiers reportages pendant les conflits. L’heure est à l’examen des leçons que l’on peut tirer de la cessation des hostilités qui s’est instaurée dans ces pays, quels échecs et quels succès elle a récoltés, et comment ces expériences peuvent être utilisées par les générations futures pour bâtir un avenir durable.

Comme l’écrivait récemment Philip Gourevitch, reporter de longue date pour The New Yorker «… la paix est censée être l’une des plus hautes valeurs universelles de l’humanité, et pourtant, nous ne l’envisageons qu’en des termes utilisant la négation, nous décrivons ce qu’elle n’est pas : la paix n’est pas une présence, mais une absence, l’absence de guerre, la cessation des hostilités, la suspension du conflit, le silence, le vide ».1

 

1Philip Gourevitch, in Gary Knight, Introduction à Imagine. Réflexions sur la paix, ouvrage collectif, parution janvier 2020